Accueil » A la Une

Le club des socialistes affligés considère avec beaucoup d’inquiétude le résultat des élections européennes en France.

26 mai 2014 Pas de commentaires

 

 

La percée du Front national appelle autre chose que des cries d’Orfraie. Elle est logique dès lors qu’un gouvernement socialiste applique une politique néolibérale que ne renieraient pas nombre de dirigeants de l’UDI et de l’UMP. Un changement de premier ministre n’a jamais remplacé un changement de politique. Le PS n’a malheureusement pas su reconquérir ses électeurs, qui s’étaient massivement abstenus lors du scrutin municipal. S’il ne change pas rapidement de politique, l’exécutif voue son camp à de nouvelles déconvenues électorales.

 

La gauche, toutes composantes confondues, subit une lourde défaite. Le Front de gauche et EELV  ne sont pas parvenus à offrir une alternative aux déçus du social-libéralisme.  Or les politiques de l’offre font montre de leur impopularité et de leur inefficacité dans toute l’Europe. Les partisans d’un projet progressiste alternatif sont désormais condamnés à s’entendre et à œuvrer en commun, qu’ils soient roses, verts,  ou  rouges. Il faut proposer une alternative politique crédible, à vocation majoritaire avant qu’il ne soit trop tard, car le rapport de force s’est excessivement inversé en faveur de la droite et de l’extrême droite.

 

C’est dans cette perspective que le club des socialistes affligés organise un colloque le 7 juin à Paris sur le thème « l’austérité en Europe est une erreur : pour une alternative aux politiques de l’offre ». Il y a convié de nombreux experts : économistes, sociologues, politologue. Il a également invité un spectre large de responsables politiques du Front de gauche, d’EELV et du PS, sensibles à l’urgence d’une telle réflexion commune.

Laissez un commentaire

Vous devez etre connecté pour laisser un commentaire.